Skip to main content

Demander à un ami ou à Wikipedia

2 min read

Il m'arrive souvent de poser spontanément une question — qu'elle soit technique, culturelle ou je-ne-sais quoi d'autre — à un ami, ou plus généralement à un être humain, alors qu'un bon moteur de recherche me répondrait plus vite et plus sûrement.

Assez souvent, la réponse est en fait les résultats de sa propre recherche via un robot, donc ça peut donc sembler assez inutile, mais en y réfléchissant, le moteur de recherche est bien loin de remplacer l'humain dans l'accès à l'information.

Demander à une personne permet de lui indiquer ce sur quoi je suis en train de travailler sur le moment. Cela lui permet de savoir que si un jour il a des questions à ce sujet, je m'y suis intéressé et suis donc suceptible d'amener des réponses plus précises qu'un robot.

Cette personne peut également, en rencontrant par la suite une autre personne posant des questions sur le même sujet, nous mettre en relation. Alors qu'à ma connaissance même Google ne cherche pas à rapprocher les gens dont les recherches sont similaires. Ils auraient pu envisager de le faire avec Google+, mais finalement les gens utilisent ce type de réseau social comme extension de leur vie sociale réelle et non pour y rencontrer de nouvelles personnes.

Et enfin, si la personne connaît vraiment bien le domaine sur lequel porte la question, elle peut donner un exposé bien plus vivant et adapté à la personne à laquelle elle le fait que celui d'un page Wikipedia. Là encore, les robots ne le font pas, mais ils pourraient. Il serait intéressant de voir un robot qui explique de façon intéractive un sujet. Ou même un robot qui débat d'un sujet, prenant une position partiale opposée à celle qu'il sait être celle de son interlocuteur.

L'accès à l'information reste donc très humain, d'autant plus que les moteurs de recherche mênent toujours vers des textes écrits par des doigts sur un clavier. On commence cependant à voir des initiatives apparaître, comme Echo (développé par HP Labs) qui peuvent extraire les idées d'un corpus de texte, mais aussi le sentiment de leurs rédacteurs, et ça fait un certain temps que les gens s'échinent à coder des chatbots.